Il faut bien que jeunesse se passe

  • Auteur(s) : FREDIB
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  • Publi le : mardi 1er juillet 2008

En bref

Je ne suis pas celle que vous croyez


Il faut bien que jeunesse se passe.

C’était une journée qui s’annonçait bien.

Mon petit dernier, que j’ai été chercher de son internat avec sa petite amie ,passait le samedi avec nous , plus tard se joindrons à nous , avec leurs fiancés respectifs , ses deux grandes sœurs revenues de l’Université . Nous seront quatre couples à table.

C’était une première pour moi , mes débuts de patriarche,et pour ma femme n’en parlons pas , elle était aux nues , la pensée de cette soirée lui avait donné des ailes , rien n’était trop beau.

Nous revenions de Sdé-boker , pour ceux qui ne le savent pas, prêt du Kibboutz de ce même nom , où l’on peux visiter la cabane de l’oncle Ben-Gourion ,en plein désert ,se trouve un établissement scolaire ,de très bonne renommée, où on apprend entre autre , l’écologie , le respect et la sauvegarde de l’environnement , on y fait aussi d’excellentes études .

La plus part des élèves , sont issus de familles aisées ,à part quelques rejetons de salariés ,comme mon fils .

Dans cette école , où l’on ne badinait pas avec ponctualité , le travail ,la propreté , l’ordre dans les chambres ,comme dans le reste de l’internat, on était pourtant ,assez tolérant sur la tenue vestimentaire,et l’apparence générale .

Il y avait entre ces élèves en plein désert ,qui se prenaient pour des apprentis "Roninson Crusoe" , comme un concours , à qui sera le plus débraillé . Plus les vêtements étaient déteints par le soleil, plus ils mettaient en valeur la personne qui les portait , et si il fallait déchirer un peu pour faire plus authentique , ils ne s’en privaient pas .

Oublions l’internat , et revenons où nous étions ,c’est à dire prêt de chez nous .

Pendant que j’aidai mon fils à décharger , j’ai eu l’agréable surprise , de m’apercevoir , qu’il m’avait dépassé de quelques centimètres , et si on tient compte que je ne suis pas un gringalet ,ça faisait quand même un grand type , rien de l’adolescent dégingandé , il avait pris de la carrure et était bien membré (je parle des membres apparents),tout en gardant les hanches étroites.
Tout deux , étaient drôlement habillés , elle avec un Tshirt qui appartenait a mon fils et qui flottait sur elle jusqu’aux genoux , et lui avec une chemise , dont il a déchiré les manches à la main , ils portaient chacun ,un jeans râpé et délavé à souhait , bien entendu pieds nus tout deux.

Pendant qu’ils se dirigeaient vers la maison , j’ai entamé en les montrant a un voisin venu à ma rencontre , une conversation .
Plein de fierté je lance.
- Tu as vu R... mon fils , comme il a poussé ?
- Oui il a poussé .
Les paroles étaient dites , mais le ton n’y était, ce n’était pas celui d’un homme convaincu ,on aurait pu sous entendre "on peut faire mieux"
- Mais qui est celle qui est avec lui ?
- Sa petite amie .
- Quoi ? Son amie ?mais comment s’arrange il avec elle ?
- Je ne comprends pas ta question.
- À moi ,elle m’aurait fait peur .

J’ai été pris d’un fou-rire soudain et imprévu.
- Mais tu n’y est pas mon pauvre Moché , la grande personne que tu as vu de dos avec la chevelure jusqu’aux omoplates c’est mon fils , et la plus petite avec le crane rasé à la Yul Brenner , c’est sa petite amie.

  • > Il faut bien que jeunesse se passe, le 17 juillet 2008, par Marcelle

    Il n’est pas rare de rencontrer des garçons aux cheveux assez longs, c’est le cas pour deux de mes neveux. Par contre, il est surprenant de voir une jeune fille avec la "boule à zéro"
    En ce qui concerne la petite amie de ton fils, est-ce par goût ou est-ce accidentel (conséquence d’un traitement d’une maladie par exemple)

    • > Il faut bien que jeunesse se passe, le 17 juillet 2008, par FREDIB

      Du tout Marcelle.
      Ces jeunes qui se retrouvent ,loin de toute importantes agglomérations , exprimaient leur soif de liberté par un anticonformisme de l’apparence extérieur , imposée par la société.
      De plus ,Ils avaient un weekend , sur quatre pour retourner chez eux , et ils arrivaient après la fermeture des coiffeurs , et reprenaient la route avant leur ouverture .
      Plusieurs des filles préféraient une coupe à la garçon , plutôt qu’une chevelure mal entretenue. Certaines , toutes saines en tous points de vue , choisissaient cette solution (boule a zero)par commodité , en se rasant l’une et l’autre sur place .
      PS . Tous les élèves de cette école on fait leur chemin dans la vie

      • > Il faut bien que jeunesse se passe, le 17 juillet 2008, par Marcelle

        merci pour ta réponse.

        C’est heureux que tout ces jeunes aient réussi car il n’y a pas que l’habit ou l’apparence qui font qu’une personne réussise ou non.

        Mais voir une fille rasée me fait "tout drôle" par exemple je fus rasée puisque mon traitement me faisait perdre mes cheveux subitement et par poignées, je ne me suis pas du tout acceptée ainsi et j’ai porté une perruque aussitôt. Maintenant, ce n’est qu’un mauvais souvenir car ils ont repoussé.

  • > Il faut bien que jeunesse se passe, le 3 juillet 2008, par Nathan

    Pendant que j’aidai mon fils à décharger , j’ai eu l’agréable surprise , de m’apercevoir , qu’il m’avait dépassé de quelques centimètres......

    Tu peux te vanter d’avoir de la chance, Si ce n’est qu’a l’internat que ton fils t’a dépassé ?

    Par contre moi je suis un mec ciblé par tous les petits enfants de camus.
    Figure toi a chaque visite l’un des plus petits ce met debout devant moi et avec sa main essaie d’évaluer notre hauteur.

    A la longue cela devient enquiquinant, de se voir dépassé et de ne dépasser personne.

    A chaque fois que cela arrive ? Tu entends un grand cri de joie.
    Et ainsi de suite avec les autres.

    Ceux qui ne le fond pas ce sont les tous derniers qui attendent de prendre de la hauteur.

  • > Il faut bien que jeunesse se passe, le 2 juillet 2008, par Camus

    Les apparences sont trompeuses : ce qui vous parait être lui, c’est elle ! Et ce qui vous semblerait être elle, et bien, c’est lui. Soyez perspicace, voyons !

    Je connais bien R. Un des plus fameux Bouhnik. Les serpents se sauvaient en le voyant, mais il les rattrapait ! Un jour il a caché une couleuvre dans un placard, là où se trouvait aussi l’aspirateur. je ne vous dis pas la peur de Line, lorsqu’elle a vu le reptile se dérouler en lui faisant la grimace. Elle n’a fait qu’un sauit jusqu’à la porte, et l’a refermée derrière elle...

    Et ce n’est que l’anecdote la plus bénigne.

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